Marie Dubois Maladie – Madame Claudine Huzé, plus connue sous son nom de scène Marie Dubois, est une actrice française née le 12 janvier 1937 dans le 15e arrondissement de Paris et décédée le 15 octobre 2014 dans le village de Lescar.

Marie Dubois Maladie
Marie Dubois MaladieLa ronde Circle of Love de RogerVadim avec Marie Dubois 1964

Le film de François Truffaut “Tirez sur le pianiste” a dévoilé l’identité de Marie Dubois. Elle est décédée mercredi à l’âge de 77 ans après une longue bataille contre la sclérose en plaques.

Les événements suivants se sont déroulés mercredi 15 octobre dans l’agglomération paloise : Marie Dubois est décédée à l’âge de 77 ans, des suites d’une longue période de sclérose en plaques, diagnostiquée précocement et qui explique a posteriori la disparition inexorable de l’actrice de la fin des années 1970.

Elle a eu l’occasion de tourner avec les meilleurs. Marie Dubois, décédée mercredi à Pau à l’âge de 77 ans des suites d’une sclérose en plaques, une maladie dont elle souffrait depuis de nombreuses années, a gardé un souvenir ému.

C’est dans le film de 1960 “Tirez sur le pianiste”, réalisé par François Truffaut, que Claudine Huzé fait ses débuts au cinéma, et c’est Truffaut qui, par coïncidence, lui donne le nom de scène qu’elle porte aujourd’hui.

“A Woman Is A Woman”

Ensuite, elle partage la vedette avec Anna Karina dans “Une femme est une femme” de Jean-Luc Godard, qui sort un an plus tard.

Malgré le fait qu’elle n’ait joué que dans des petits rôles, Marie Dubois a reçu le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1977 pour son interprétation dans “La Menace” d’Alain Corneau.

Sur le site Doctissimo, elle aborde ainsi sa situation dans une interview du 25 février 2003 : J’avais 23 ans quand la maladie est apparue. C’est arrivé après l’achèvement du film de François Truffaut, Tirez sur le pianiste.

Heureusement, ce premier avertissement n’a pas été tant pis, et j’ai pu vite l’oublier, pourtant la maladie ne m’a pas oublié, elle a fini par me rattraper après avoir terminé le tournage de La menace avec Alain Corneau, qui s’était déroulé une vingtaine d’années plus tôt.

Ces années de répit m’ont permis de continuer à travailler sans que la maladie interfère avec mes activités quotidiennes.

Auparavant, elle avait fait ses débuts à la télévision, notamment dans The Last Five Minutes (1959), puis était apparue dans The Sign of the Lion (1959), avec Eric Rohmer (1959).

Marie Dubois Maladie
Marie Dubois Maladie

Deux ans plus tard, dans Jules et Jim, Marie Dubois retrouvera François Truffaut. En dehors de cela, elle était surtout reconnue pour son interprétation de Juliette dans La Grande Vadrouille de Gérard Oury.

Elle s’est également fait connaître en tant qu’actrice dans des films réalisés par Georges Lautner, Henri Verneuil et Édouard Molinaro, entre autres.

En 1964, elle apparaît dans L’âge ingrat en tant que fille de Jean Gabin, aux côtés de Fernandel et de son fils Franck Fernandel, également présents dans le film. Les Grandes Gueules, dans lequel elle partage la vedette avec Bourvil et Lino Ventura en 1965, est son premier rôle au cinéma.

C’est son interprétation de Juliette dans la comédie de Gérard Oury La Grande Vadrouille qui l’a catapultée sur le devant de la scène internationale en 1966, et ses cheveux blonds et ses yeux bleus ont fait gonfler le cœur de Bourvil d’admiration pour elle.

Le film, qui remporte à l’époque un immense succès populaire, établit un nouveau record de fréquentation en battant le précédent record. Elle rencontre ensuite Jean-Paul Belmondo dans Le Voleur, réalisé par Louis Malle, et donne la réplique à Michel Simon dans Ce sacré grand-père, l’un des derniers films de Simon.

Jack Hawkins

L’année suivante, elle a été choisie comme féministe dans le film international Inflés à bloc, qui mettait également en vedette Tony Curtis, Jack Hawkins, Peter Cook, Bourvil et Terry Thomas. Elle partage la vedette avec Mireille Darc et Tony Curtis dans le rôle d’une féministe.

En 1972, elle reçoit le prix d’interprétation de l’Académie nationale du cinéma pour son rôle d’Alice dans le film Les Arpenteurs. En 1974, Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet devient une autre success story populaire, cette fois avec une touche française.

C’est pour sa prestation dans le film La Menace d’Alain Corneau, dans lequel elle campe une dame jalouse, qu’elle est reconnue par ses pairs en 1978, lorsqu’elle reçoit le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation.