Louise Labé Biographie | Poète française féministe de la Renaissance, Louise Charlin Perrin Labé, plus connue sous le nom de La Belle Cordière, est née à Lyon. Son père, le riche cordier Pierre Charly, et sa mère, Etiennette Roybet, étaient ses parents.

Louise Labé Biographie
Louise Labé Biographie

En l’an 1555, tout son travail a finalement été publié. Ses poèmes, influencés par Ovide, ont un style formel mais sont remplis d’émotion; dans le Débat de Folie et d’Amour, elle soutient que les femmes devraient avoir le droit à l’éducation et la liberté de penser par elles-mêmes.

Louise Labé, à la suite de Christine de Pizan, exprime son opposition à la misogynie que l’on retrouve dans le Roman de la Rose, qui est un poème allégorique sur l’amour.

Louise Labé est décédée le 25 avril 1566 et, à ce jour, elle est considérée comme l’une des écrivaines les plus accomplies du XVIe siècle.

En tant que jeune femme, elle a acquis la réputation d’être une cavalière exceptionnelle ainsi qu’une archère. Ses premiers biographes l’appelaient “la belle Amazone” et ils affirmaient qu’elle avait combattu comme chevalier à cheval dans les lignes du Dauphin pendant le siège de Perpignan alors qu’elle était vêtue d’un costume masculin et agissait comme si elle était un homme.

De plus, il a été déclaré qu’elle a participé aux joutes du tournoi qui ont eu lieu à Lyon en l’honneur de la visite d’Henri II dans la ville.

Ennemond Perrin

Son mariage avec Ennemond Perrin, qui était également cordier à Lyon, eut lieu entre 1543 et 1545. Le mariage fut mandaté par le testament de son père, et c’est cette union qui établit la succession de l’entreprise de fabrication de cordes dans laquelle il était impliqué.

Il est probable que l’affaire réussisse puisqu’en 1551 le couple achète une maison de ville qui dispose d’un grand jardin et qu’en 1557 ils achètent un domaine rural à Parcieux-en-Dombes, situé près de Lyon.

Lyon était le centre culturel de la France dans la première moitié du XVIe siècle, et Labé a accueilli un salon littéraire qui comprenait de nombreux poètes et humanistes renommés de Lyonnais, tels que Maurice Scève, Clément Marot.

Claude de Taillemont, Pontus de Tyard, et Pernette du Guillet. Parmi les autres invités notables figuraient Claude de Taillemont, Pernette du Guillet et Pontus de Tyard.

Labé est tombé amoureux du poète Olivier de Magny alors qu’il traversait Lyon pour se rendre à Rome. On pense que Magny est le sujet des sonnets d’amour de Labé.

Louise Labé Biographie
Louise Labé Biographie

Le recueil de poèmes connu sous le nom d’ Odes de Magny en comprenait un qui se moquait et rabaissait le mari de Labé.

Il est généralement admis que Louise Labé était la poétesse la plus accomplie à émerger de France à la Renaissance. Elle n’était pas la seule femme à avoir publié de la poésie dans la France du XVIe siècle ; On pense aussi à Marguerite de Navarre et Pernette du Guillet.

Cependant, contrairement à ces deux dernières femmes, Labé n’était pas membre de la noblesse française ou des classes supérieures; elle était plutôt la fille d’un cordier prospère de Lyon.

Il est très important de comprendre la toile de fond de Lyon. Si Paris est la capitale administrative et royale de France, Lyon est la ville économique la plus dynamique de France.

La question de savoir si Labé était ou non une courtisane s’est posée pour la première fois au XVIe siècle et a fait l’objet de débats jusqu’à nos jours. En l’an 1557, la ville de Lyon vit la publication d’une chanson populaire satirisant le comportement scandaleux de La Cordière.

John Calvin

En l’an 1560, Jean Calvin a fait référence à son comportement de travestie et l’a qualifiée de plebeia meretrix, qui signifie en latin « pute commune.

Les érudits délibèrent soigneusement sur le statut à accorder à de telles déclarations publiées dans un article de propagande religieuse par un écrivain dont le ton a été décrit comme vicieux et hystérique.

De même, les érudits se demandent dans quelle mesure l’historien Paradin, écrivant en 1573, visait l’objectivité neutre en écrivant « Elle avait un visage plus angélique qu’humain, qui n’était pourtant rien en comparaison de son esprit qui était si chaste, si vertueux, si poétique et d’un savoir si peu commun.”