Hubertine Auclert Biographie – Hubertine Auclert a été l’une des premières militantes du mouvement pour le droit de vote des femmes en France, et elle a été la première femme à s’identifier comme féministe en 1882, lorsqu’elle a publié son autobiographie.

Hubertine Auclert Biographie
Hubertine Auclert Biographie

La première organisation française pour le droit de vote des femmes, la Société le Droit des Femmes, a été fondée à Paris en 1876 par Auclert. L’organisation est rebaptisée Société de Suffrage des Femmes en 1883 car ce nom traduit mieux l’objectif fondamental de l’organisation.

La devise du club était “Il n’y a pas d’obligations sans droits, et il n’y a pas de droits sans devoirs”. Auclert a soutenu une coalition socialiste-féministe comme moyen de combattre le féminisme. Une forte position anticléricale a été prise par elle.

Monopole Ecclésiastique

Elle croit que les hommes “cachaient leur lâcheté tyrannique derrière le récit d’Eve” et, avec l’aide de leur monopole ecclésiastique, déclaraient que les femmes étaient moins qu’elles ne l’étaient.

En 1881, elle a lancé le journal La Citoyenne , qui a servi de mégaphone préféré de la campagne de suffrage des femmes françaises de 1881 et 1891 et a été ensuite démoli.

Auclert a maintenu une communication régulière avec Susan B. Anthony, une militante américaine des droits des femmes active dans les années 1920.

C’était une fervente républicaine qui attira l’attention de Victor Hugo, qui la présenta à l’éditeur de la publication l’Avenir des femmes. Hubertine Auclert, influencée par Maria Deraismes et Léon Richer, qui en sont les dirigeants, rejoint la campagne pour défendre, de manière plus radicale, les droits des femmes, notamment le droit de vote .

Pour atteindre cet objectif, elle fonde en 1876 la compagnie Le droit des femmes, qui deviendra plus tard Le suffrage des femmes en 1883.

Hubertine Auclert a été déçue que le Congrès international des droits des femmes de 1878 à Paris n’ait pas soutenu le suffrage des femmes, elle a donc choisi de promouvoir l’argument selon lequel les femmes ne devraient pas être taxées si elles n’ont pas de représentation légale.

Hubertine Auclert Biographie
Hubertine Auclert Biographie

Sa publication, “La Citoyenne”, a été fondée en 1881 pour plaider en faveur de l’émancipation des femmes. Elle reçoit le soutien de personnalités du mouvement féministe, comme l’écrivaine et journaliste libertaire Séverine (1855-1929) et la jeune artiste chroniqueuse et sculptrice Marie Bashkirtseff.

Contrairement à ses pairs, qui privilégient une stratégie d’étapes progressives dans lesquelles ils recherchent d’abord l’égalité des droits civils, elle préfère se battre pour les droits politiques des électrices.

Une femme du nom d’Hubertine Auclert, en 1884, dénonce la législation sur le mariage, qu’elle juge extrêmement injuste envers les femmes, et propose l’établissement d’un contrat de mariage avec séparation de biens.

En 1888, elle se rend en Algérie avec son mari, l’avocat Antonin Lévrier, qui était auparavant l’un de ses conseillers juridiques. Elle est restée dans le pays pendant quatre ans avant de revenir en France.

Cette visite en Algérie a donné lieu à la publication de Femmes arabes, un livre qui dénonce le double carcan auquel sont soumises ces femmes : celles des coutumes ancestrales et celles du colonialisme.

Hubertine Auclert a résidé en Algérie, alors colonie française, pendant quatre ans, de 1888 à 1892, tandis que son mari était juge de paix, selon la biographie de son mari. Elle a plaidé pour la création d’écoles de filles et l’abolition de la polygamie.

Femmes Algériennes

Dans son livre Les Femmes arabes en Algérie (1900), elle met l’accent sur le double asservissement des femmes algériennes par la tradition et le colonialisme, qu’elle considère comme le résultat de l’histoire du pays.

Un groupe de partisans a arrêté une session de la Chambre des députés en 1904 et a déchiré une copie du Code civil pour attirer l’attention sur le fait que le code était en vigueur depuis 100 ans mais que le suffrage des femmes était resté un mystère à l’époque.

Lors des élections municipales du 3 mai 1908 à Paris, où seuls les hommes sont autorisés à voter pour la deuxième fois, Hubertine Auclert manifeste son mécontentement en renversant une urne dans un bureau de vote et en donnant des coups de pied autour des bulletins de vote. Elle a été appréhendée et les médias ont couvert l’histoire au fur et à mesure qu’elle faisait la une des journaux.