Claire Bricogne – Claire Bricogne, rédactrice sportive de Margny-aux-Cerises, France, est née en 1987. En 2015, elle est entrée dans l’histoire en tant que première femme commentatrice du Tour de France. Elle est consultante, présentatrice et intervieweuse 1 pour l’équipe 21 dans l’industrie du cyclisme à l’heure actuelle.

Claire Bricogne
Claire Bricogne

Un peu plus d’une heure s’est écoulée depuis que les premiers rayons du soleil d’hiver se sont abattus sur les collines du Luberon. Quand Claire Bricogne part travailler, elle sait que sa journée durera au moins onze heures et demie. Elle va même jusqu’à affirmer :

Du petit-déjeuner au dîner, c’est 100 % ride ». À la fin de l’avant-course, je reste assis dans le camion pendant une demi-heure et je me déconnecte pour simplement regarder l’étape, c’est donc les 10 % restants.

Au contraire, Claire Bricogne n’apparaît ni lasse ni impatiente au matin du 13 février, avant-dernière journée de l’épreuve du Tour de La Provence, qui s’appréciera au sommet de la Montagne de Lure.

En fait, c’est tout le contraire. La journaliste de 35 ans a l’œil vif, le rire facile et la passion d’une petite reine collée à son corps avant même d’avoir eu la chance de sortir du lit.

Claire Bricogne est heureuse maintenant, et pour cause. Installée dans les atours de la « madame vélo » de La Chaîne L’Équipe depuis plus de cinq ans.

Aujourd’hui est le plus beau jour de ma vie, haut la main. Je peux faire ce que j’aime le plus, c’est-à-dire donner des conférences. J’ajouterai mes deux cents.

Le travail préparatoire que je pose en ce moment n’est que le début. Et je m’engage à rouler sur la chaîne pour la plupart. C’est exactement ce que la fille de 10 ans que je désirais accomplir.

Claire Bricogne, issue d’une famille bourgeoise de l’Oise, a eu une histoire de vie passionnante qui ne peut être pleinement appréhendée qu’en revenant sur sa jeunesse.

Elle s’est intéressée au cyclisme pour la première fois en 1997 après avoir vu le Tour de France à la télévision. Le champion de Courchevel est Richard Virenque.

Pendant très longtemps, il a été apposé sur le mur de mon propre sanctuaire. C’est l’Allemand Jan Ullrich, et non le grimpeur Festina, qui a porté le maillot jaune ce jour-là et a remporté son seul Tour de France huit jours plus tard.

Au début, c’était Virenque, mais je suis très vite tombée amoureuse de Jan Ullrich”, raconte-t-elle avec un petit rire ironique.

Claire Bricogne est le centre familial et elle s’est mise au vélo malgré le désintérêt de sa famille pour l’athlétisme. Ma mère et mon père ont commencé à m’acheter L’Équipe.

Au fur et à mesure que le Tour de France avançait, j’ai compilé des classeurs d’informations sur les coureurs, organisé la couverture de l’actualité et classé les coureurs.

Après quelques années encore, elle remarquera la Grande Boucle depuis l’accotement de l’autoroute. Comme alternative, la réunion annuelle de Paris-Roubaix a lieu, la course commençant à une courte distance de la maison à Compiègne. Pendant très longtemps.

ce week-end a été le point culminant de toute mon année. De près, j’ai observé les sprinteurs. Chaque année, je traverse le même léger désagrément en essayant d’obtenir des autographes de mes célébrités préférées.

Claire Bricogne

Claire Bricogne est reporter au Courrier Picard après avoir obtenu un baccalauréat littéraire, une licence lettre et une année complémentaire d’études axées sur les médias et la communication.

Elle reprend ses études en 2010 en s’inscrivant à l’IEJ de Paris pour suivre une formation à la presse orale. Grâce à sa formation, il peut maintenant entrer dans le domaine du journalisme sportif avec confiance. 2014 a marqué ses débuts en tant que diffuseur.

Après avoir été la première femme à commenter la Grande Boucle en 2015, elle et Patrick Lafayette ont fourni des commentaires hors ligne sur le Tour de France cette année-là.

Cette tendance à féminiser le cyclisme remonte aux années 2010. Puis, pour se différencier de France Télévisions, Eurosport a proposé une commentatrice pour la Grande Boucle, un concept imaginé par Alexandre Pasteur et Guillaume Di Grazia.

Les studios d’Eurosport sont situés à Issy-les-Moulineaux, où un duo de commentateurs assure la couverture en direct de l’événement. Aux côtés de Cyrille Guimard, Patrick Chassé, Cédric Pineau ou encore Christophe Riblon 2, l’Isarienne commente actuellement plusieurs courses cyclistes tout au long de l’année pour la chaîne Équipe 21.

L’association Média Pitchounes, fondée et soutenue par Claire Bricogne, est un pôle de jeunes journalistes travaillant sur des initiatives liées au sport.

Claire Bricogne s’est fait connaître comme journaliste sportive à la Chaîne l’Equipe, où elle analyse les événements cyclistes diffusés sur la chaîne et anime son émission « Ca va frotter », avant et après les rediffusions.

Lorsqu’elle est devenue la première femme à commenter le Tour de France en 2015, elle a été un changement bienvenu dans un domaine à prédominance masculine. Elle repense au jour où à Courchevel le triomphe de Richard Virenque a éveillé son intérêt pour le cyclisme. Malgré le CV déjà impressionnant de Claire Bricogne, elle aimerait voir « Ca va rubter » se développer encore plus.

Le vélo a toujours été un centre d’intérêt majeur pour moi. Cette activité a suscité mon intérêt

n de nombreux autres domaines. À l’adolescence, j’aimais le football et le rugby, mais maintenant je suis plutôt le cyclisme. C’est la constante qui a toujours été présente.

Comme beaucoup de foyers, le nôtre a souvent relégué le Tour de France au second plan pendant les mois d’été. Malheureusement, il n’a pas réussi à me captiver et j’y ai donc prêté peu d’attention.

Quand j’avais dix ans, j’en ai pris conscience pour la première fois. Richard Virenque a remporté l’étape en direction de Courchevel le 20 juillet 1997.

Mes premiers souvenirs incluent ces événements et la première fois que des affiches ont été accrochées dans la salle. Mon Tour de France a vraiment démarré ce jour-là.

Les événements entourant la course et les plans de Festina pour l’année suivante étaient complètement mystérieux pour moi. Bien que je ne connaisse rien au cyclisme, j’ai pu dépeindre les sentiments authentiques qui accompagnaient cette ignorance.

L’affichage public complètement dingue de la communion qui était l’interaction de Virenque avec la foule. Il faut garder à l’esprit qu’il n’y a pas eu de pause dans cette étape, donc nous étions tout le temps sur le bord de nos sièges.

C’était étonnant de voir combien de sentiments différents cela évoquait en moi. Presque tous les jours, mon père m’achetait un exemplaire de l’Equipe, et je compilais les articles de presse sur les coureurs dans des classeurs à pochettes individuelles.

Claire Bricogne
Claire Bricogne

Ces articles proviendraient de l’Équipe, du Courrier Picard et d’autres périodiques cyclistes. Les classements étaient tous mon propre travail.