Affaire Fouzia – Abdelkarim El Kadaoui a assassiné son épouse Fouzia, âgée de 29 ans, qui demandait le divorce, en juin 2013. De plus, il a assassiné leurs trois enfants. Il a été condamné à la prison à vie mais s’est enfui au Maroc. Ce vendredi, les familles des victimes prendront la parole lors d’une marche contre les féminicides.

Affaire Fouzia
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Ce vendredi soir à Avignon, la sœur de Fouzia, Myriam Kabdani, ainsi que son frère et d’autres membres de la famille, participeront à une manifestation contre les féminicides.

C’est le début de Myriam Kabdani : « En 2013, c’était difficile de commencer une manifestation tellement les faits étaient accablants et j’avais besoin de temps pour récupérer. Mais aujourd’hui, je dis halte aux femmes qui subissent cette brutalité.

Myriam Kabdani continue de lutter pour que sa sœur et le meurtrier de ses neveux soient incarcérés. Abdelkarim El Kadaoui a assassiné son épouse Fouzia, âgée de 29 ans, qui entamait une procédure de divorce, en juin 2013.

De plus, il a assassiné leurs trois enfants, âgés de 2, 8 et 9 ans.En novembre 2017, la cour d’assises de la Drôme l’a reconnu coupable et l’a condamné à la prison à vie.

Cependant, il a été jugé par contumace car il s’est enfui au Maroc peu après les événements et n’a pas étéappréhendé depuis.

Abdelkarim El Kadaoui est toujours introuvable mercredi, malgré la possession d’un outil de recherche indispensable. Cet homme de 43 ans est le principal suspect des meurtres sauvages d’une mère et de ses trois enfants à Saint-Paul-Trois-Chateaux, dans la Drôme.

Mardi, en fin de matinée, les gendarmes ont découvert les restes sans vie de trois jeunes âgés de 2, 8 et 9 ans portés disparus depuis lundi soir. Ils étaient allongés dans l’automobile de leur père à Saint-Paul-Trois-Chateaux, dans la Drôme, à côté de l’installation sportive de la ville.

Deux jeunes filles sont mortes asphyxiées, tandis que le garçon de 9 ans a été étranglé à mort. L’autopsie devrait corroborer cela et préciser l’heure du décès, qui était probablement lundi soir ou plus tard dans la soirée.

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Abdelkarim El Kadaoui, le père, est toujours porté disparu après 43 ans. Il mesure 1m78, d’origine marocaine, et a un physique robuste.

Un chien a suivi une piste dans une région boisée, mais son odeur s’est perdue sur une route goudronnée. L’homme a peut-être été arrêté. Dès lors, les gendarmes invitent tous les témoins à comparaître à 17 heures.

Myriam Kabdani souligne : « Il faut savoir qu’en 2014, la France a intercepté le meurtrier et avait l’intention de l’arrêter, mais un différend diplomatique avec le Maroc l’en a empêché.

Selon les preuves recueillies, Abdelkarim El Kadaoui réside ouvertement dans une ville de la côte nord du Maroc. Il travaillerait dans une compagnie de téléphone.

“Il vit comme vous et moi. Certains nous informent qu’il a retrouvé sa vie, mais je veux voir par moi-même. Cependant, c’est injuste envers la mémoire de ma sœur et de mes neveux.

Il nous a été demandé de vivre Nous ne désirons plus cet homme vivre en paix. Nous voulons qu’il fasse sa peine de prison », insiste Myriam Kabdani.

Elle multiplie le nombre de pas. Elle a écrit une lettre au président Emmanuel Macron. Son directeur de cabinet a répondu qu’Emmanuel Macron “comprend vos attentes pour une réaction judiciaire forte”.

Par ailleurs, Myriam Kabdani a lancé une pétition adressée au roi du Maroc. Sur le site change.org, environ 80 000 personnes ont déjà signé la pétition. Elle tente également de rallier des soutiens via une page Facebook intitulée “Justice pour Fouzia et ses trois enfants”.

“Je m’adresse aux autorités françaises et marocaines et leur demande de faire les démarches nécessaires. Nous ne pouvons pas faire notre deuil depuis six ans.

Nous ne pouvons pas rendre visite à ma sœur et à mes neveux . Ce n’est plus possible pour nous. Nous avançons sans progresser. Parce que cette histoire existe.

A cause de la décision d’un individu, quatre membres de notre famille nous ont été volés. . Le mal persiste toujours. Nous n’avons pas prévu de nous arrêter là », résume Myriam Kabdani.

La nuit dernière, la mère de la famille a été découverte poignardée à mort au domicile de sa propre mère dans un quartier résidentiel calme de la ville. En train de se séparer de son compagnon, elle s’y était installée pour échapper à ses actes de violence récurrents.

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L’autopsie de mardi a indiqué que la femme de 30 ans avait été poignardée 47 fois.Lundi soir, le papa s’était rendu chez son frère avec ses trois enfants vivants dans son automobile. Il a avoué à son frère qu’il avait commis une grave erreur, ajoutant : « Vous informerez ma mère qu’elle m’a pardonné.

Le procès n’a duré qu’une seule matinée. Abdel Karim El Kadaoui n’était pas présent pour se défendre et fournir des explications sur les quatre meurtres de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Le 24 juin 2013, son épouse, qui avait engagé une procédure de divorce, est découverte dans une mare de sang avec 47 coups de couteau.

Leurs trois enfants, âgés de 2, 8 et 9 ans, ont été retrouvés étranglés et étouffés dans la voiture de leur père le lendemain matin. Le père échappe à la capture.

Il a quitté la France au lendemain de la catastrophe. Abdel Karim El Kadaoui s’est déguisé en femme pour fuir Saint-Paul-Trois-Châteaux, selon des témoins interrogés par les autorités sous couvert d’anonymat parce qu’ils craignaient le “caïd du quartier”.

Il se cache à Bollène avant de s’enfuir en Espagne et d’embarquer sur un bateau pour son Maroc natal. La famille a d’autres maisons dans la région et la police ne doute pas que des proches l’ont aidé à s’échapper. Ces proches sont à l’abri des poursuites en raison de «l’immunité familiale».

Deux frères auraient joué un rôle important dans l’intrigue. Dans les mois qui suivent la catastrophe, ils prolongent leur séjour au Maroc.

L’un d’eux, Mimoun, y a créé une compagnie de téléphone dont Abdel Karim pouvait subvenir à ses besoins. Il aurait également acheté un véhicule en France sous une identité fictive avant de l’acheminer au Maroc par eau.

Au procès, Mimoun El Kadaoui a témoigné en tant que témoin. Il nie avoir aidé son frère à fuir et prétend qu’ils n’ont eu aucun contact depuis le 24 juin 2013.

Lorsque le président du tribunal lui demande : « Est-ce que ton frère va bien ? », Mimoun répond : « Je ne sais pas, je ne savais pas. aider personne.”

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Les enquêteurs ont localisé Abdel Karim El Kadaoui au Maroc avec une précision extrême. En mars 2014, cependant, une crise diplomatique entre le Maroc et la France les a empêchés de s’y rendre avec le juge d’instruction.